102 poèmes d'amour

27 novembre 2011

1

1 Plus je ne dors

plus je  ne dors
et point ne mange
j'ai le souffle court
la poitrine brulante
le regard perdu
 et l'oeil fievreux

tantot je grelotte
et me recroqueville
puis  m'exalte
et  comme cabri  sautille
je commence ceci
pour finir cela
reste assis
et soudain me lève
pour derechef m'asseoir
je cours la bas
puis m'en retrourne
le pas trainant

point je n'écoute
toujours rêveur
de rien ne puis discourir
hors tes louanges chanter

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2

2

M'étendre en toi, tendrement étreint.
S'effleurer et flirter, frissonnants.
Me lover, volubile, en tes vallées.
S'enlacer, lascifs, sans se lasser.

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3

3

Dis le moi : émoi.
Redis le :  île yeux.
Avoue le : houleux.
Encore :  en corps.
Murmure le : hurle.
Chuchote le : ôte le.
Tu le susurres : sur.
Tu le fredonnes : donne.
Ne le tais plus : t'es plu.

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4

4


Sans vous, je suis comme le A sans le B, un vallon sans rivière,  Alpha sans roméo, un Coke sans glaçons, une cigarette sans allumette, une nuit sans étoile, un hiver sans neige,  un chewing sans gum,   une rose sans épine, un zèbre sans zébrures, une orchidée sans fleur, une corde à linge sans pince à linge, un métro sans rame, un Broad sans way, une montagne sans écho,  la mer sans horizon, un indien sans plumes, une hache sans H, un pin sans aiguilles,  une brosse sans dents, une pomme sans croque...
c'est possible, mais bien moins exaltant !

je crois......

mille caresses

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5

5

j'ai froid de toi, de tes baisers goulus où le vent tourbillonne, de tes gémissements qui chantent, du parfum d'orange musquée de ta féminité, de tes vrilles, voltes et autres sauts de carpe précédant ton sommeil, de l'odeur d'épices, de miel et de goudron  qui fume ta chevelure, de ta voix chaude m'appelant en diminutif tel un frisson venu du paléolithique, de tes yeux sous les chandelles, de la musique baroque ponctuée des cliquetis de ta frappe, de ta main caressant rêveuse mes livres, de t'écouter......

Je suis comme un aigle qui vient de découvrir qu'il n'était pas le seul de son espèce et qu' en plus, la Déesse en soit trois fois Bénie, cet autre est une femelle.
Ce jour est un beau jour pour voler.
Voler à s'en  glacer les yeux !
En attendant de frôler ton duvet.
Et que sont les kilomètres pour les aigles... :
une cour de récréation !
je t'effleure.

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6

6 Ma Dame

Ma Dame me fait rire par son charme, par son rire, par son corps.
Ma Dame m'enivre par ses regards, ses caresses, ses paroles.
Ma Dame est une reine douce, fière  et noble.
Ma Dame est une bergère tendre,  humble  et timide.
Ma Dame est une rivière vive, un ciel azur, un vent bondissant.
Ma Dame est un champ profond, une prairie verte, un bois frais.
Ma Dame m'aime purement et charnellement.
Et je L'aime de même.
Pleure toi qui vas ou qui restes.
Pleure, car tu n'as pas l'Amour de ma Dame.

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7

7

La canicule meurt doucement, laissant le pays accablé et pantelant.
L'herbe est rousse, craquante.
Les feuilles pendent lamentables,  chacune telle une  veste oubliée à un clou dans une grange.
Là haut, sur les adrets,  les graminées ont du déployé leurs trophées de  scalps scandinaves dans la touffeur compacte de l'haleine des pins noirs.
Le ciel est bleu blanc.
Où sont nos brumes chéries ?
Où sont mes rêves de théiers ?
Où est le soupir d'aise sous les gouttes ?
Au loin, enroulés autour de tes hanches...........

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8

8

Comme en la fleur descend doulce rosée,
Dont fruit procede et vient en la saison
Comme au miroir entre face opposée,
Et doulcement comme pluie en toison;
Comme une voix pénètre en la maison,
Sans ouverture, et au coeur la pensée,
Soleil en vitre, et par ce n'est percée :

Ainsi venir et en vous plonger.......

avec l'aide d'Antoine de Saix 1537

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9

9

Autour de moi, palpitante.
Un éclat de soleil sur ta lèvre inférieure mêlé à la brume de ta cigarette.
Ton sac entrouvert d'où s'échappe, discret et furtif, ton monde.
L'eau qui ruisselle sur tes seins, ton visage constellé de gouttes.
L'accolade de tes bras.
La douceur de tes yeux, de ton coeur, de ton âme.
Ce mouvement de tête vers moi sans tourner le buste.
Cet ovale bleuté à ton doigt.
Et ton rire comme un rossignol dans la nuit.

Oui, encore ton rire, encore....
Bientôt !

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10

10

Tonnelle étalant ses pampres au soleil
Figuiers alanguis aux branches lourdes dans la brise
Jus  doux des grains de raisin dégoulinant dans la gorge
Chair tiède et crissante sous la langue des figues
Les rats ont volé les noisettes délaissées
Mais que m'importe les fruits mûrs sans ta bouche

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